Un gouvernement à la mafia fait de Trump un modèle pour tous les autocrates.

Punir ces détracteurs comme John Brennan fait partie du président des États-Unis abus de pouvoir en cours – et normalisation de l’autocratie.

Plus que 18 mois après avoir assumé la présidence, le modus operandi de Donald Trump – et le danger que ça représente est evident. Sa méthode de travail et celui d’un chef de la mafia et celui d’un patron des gangs, exerçant son pouvoir tous les jours à régler des comptes donner des leçons et d’écraser la dissidence. Toute personne ayant vu Les Soprano, connait la routine: l’intimidation désinvolte , l’obsession de loyauté , l’ostracisme brutal infligé à ceux qui osent défier le dirigeant principal.

CORPS ET PASSIONS

Communément dans la tradition philosophique, la passion est considérée comme une maladie de l’âme, dont le corps par ses excès est généralement responsable. Comme chacun sait, l’étymologie du mot pathos renvoie à l’idée d’une affection, d’une souffrance que le sujet subit et dont il pâtit. Kant ira même jusqu’à dire que « la passion est une maladie qui exècre toute médication, car le malade ne veut pas être guéri. Spinoza rompt avec cette conception morbide des passions et inaugure une définition nouvelle de leur nature et de leur rapport avec le corps dans la partie III de l’Éthique. La rupture avec la tradition se manifeste d’abord au niveau du vocabulaire par la substitution du mot affectus à celui d’emotio ou de passio, pour désigner les mouvements affectifs de l’homme. Spinoza, intègre la réflexion sur les passions dans le cadre plus général d’une théorie des affects. Au cours de la définition III de l’Éthique III, il établit une distinction entre ce qu’il appelle une action et une passion et les présente comme les deux modalités des affects. Cette mutation terminologique n’est pas anodine, elle vise à dédramatiser le caractère tragique et funeste des passions et à montrer que toute la vie affective ne se réduit pas à l’aliénation passionnelle, mais peut manifester la puissance joyeuse de l’homme qui affirme son existence ou son effort pour persévérer dans l’être et passer à une plus grande perfection. La vie affective revêt en effet deux formes principales, active et passive, selon que nous sommes cause totale ou partielle de nos émotions. Comprendre la passion, c’est donc premièrement comprendre la nature des affects et deuxièmement la différence avec l’action.

LE CONATUS DE SPINOZA

L’essence du mode à son tour est degré de puissance, partie de la puissance divine, c’est-à-dire partie intensive ou degré d’intensité : « La puissance de l’homme, en tant qu’elle s’explique par son essence actuelle, est une partie de la puissance infinie de Dieu ou de la Nature» (IV, 4). Quand le mode passe à l’existence, c’est qu’une infinité de parties extensives sont déterminées du dehors à entrer sous le rapport qui correspond à son essence ou degré de puissance. Alors, et alors seulement, cette essence est elle-même déterminée comme conatus ou appétit (III, 7). Elle tend en effet à persévérer dans l’existence, c’est-à-dire à maintenir et renouveler les parties qui lui appartiennent sous son rapport (première détermination du conatus, IV, 39). Le conatus ne doit surtout pas être compris comme une tendance à passer à l’existence : précisément parce que l’essence de mode n’est pas un possible, parce qu’elle est une réalité physique qui ne manque de rien, elle ne tend pas à passer à l’existence. Mais elle tend à persévérer dans l’existence, une fois que le mode est déterminé à exister, c’est-à-dire à subsumer sous son rapport une infinité de parties extensives. Persévérer, c’est durer; aussi le conatus enveloppe-t-il une durée indéfinie (III, 8).

ACTUALITÉ DE SPINOZA

Du point de vue de l'histoire, Spinoza appartient au passé et même à un passé déjà assez lointain. Né à Amsterdam le 24 novembre 1632, il mourut à La Haye le 21 février 1677, voici près de trois siècles. Pour les philosophes, il est toujours vivant, non seulement parce que le passé survit dans le présent, mais parce que le temps n'est peut- être que le reflet multiple et changeant de l'éternité. D'ailleurs, si le passé était définitivement révolu, pourquoi s'en occuperait-on encore, et pourquoi les historiens s'attacheraient-ils si fiévreusement à le scruter ? Que peut-on aujourd'hui retenir de Spinoza? Nous limiterons la question à deux domaines, celui de sa philosophie générale et celui de sa philosophie de la religion (1). Dans le premier, son message nous paraît être d'annoncer le bonheur que procure l'exercice de la pensée, dans le second, de revendiquer la liberté de pensée en matière religieuse.

LIBÉRALISME POLITIQUE & DÉMOCRATIE

À l’ère post-historique, il n’y aura ni art ni philosophie, seulement la curatelle perpétuelle du musée de l’histoire humaine. La thèse de Fukuyama s’appuie sur l’interprétation de l’Histoire développée par le philosophe Hegel, selon laquelle les sociétés humaines auraient suivi un développement cohérent jusqu’à la démocratie libérale. Depuis la vie tribale, chaque régime politique chercherait à dépasser ses contradictions internes et ainsi à mieux satisfaire les aspirations humaines. Après plusieurs stades intermédiaires comme la théocratie puis la monarchie, le libéralisme politique se serait imposé. Ce serait la forme politique la plus parfaite, car elle rendrait hautement compatibles les deux grands idéaux humains que sont la liberté et l’égalité.